J´entends et j´oublie, j´écoute et je retiens, je fais et je comprends. ( proverbe chinois)
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miércoles, 4 de febrero de 2015
jueves, 23 de mayo de 2013
Mort de Georges Moustaki, le chanteur du "Métèque"
C'était un homme en blanc, barbe assortie, longs cheveux idoines. Il faisait de la moto et parlait avec une voix sucrée, comme il chantait. Masculin-féminin,Georges Moustaki était un homme à femmes, qui l'adoraient. Il en avait épousé une, Yannick, dont il eut une fille, Pia, née en 1956. Il en avait aimé certaines, il en avait adulé au moins deux : des femmes en noir, Piaf, le moineau, qui l'asservit pour mieux le révéler, et Barbara, l'exigeante, la "longue dame brune"raccompagnée tard dans la nuit à la sortie des cabarets.
Moustaki était à la fois profondément méditerranéen et superbement atlantique. Mais le secret était ailleurs : "Si je suis autant connu à l'étranger, c'est que je suis très français", disait l'inventeur d'une tour de Babel dont la clé de compréhension serait l'amour du voyage et de l'humanité. L'auteur-compositeur "à la gueule de pâtre grec" est mort le jeudi 23 mai, à Nice, des suites d'une longue maladie. Né le 3 mai 1934 à Alexandrie (Egypte), Yussef Mustacchi (Georges Moustaki) était âgé de 79 ans.
Il confiait faire partie de ces êtres qui, selon la formule du critique et philosophe George Steiner, qu'il admirait, "n'ont pas de racines, mais des jambes". Mais s'il a pu parcourir le monde avec un appétit sans égal, tout en habitant fidèlement, depuis 1961, l'Ile Saint-Louis à Paris, c'est qu'il est un enfant de l'Orient cosmopolite
1967, c'est l'année Barbara. Pour elle, il écrit "La longue dame brune", et elle le somme de chanter avec elle cette chanson qui les lie, lors d'une tournée épuisante.
En 2003, Moustaki publie "Moustaki", qui comporte la première chanson qu'il a composée, "Gardez vos rêves" et, pour la première fois, son propre enregistrement de Milord, composée jadis pour Edith Piaf.
Moustaki avait chanté partout dans le monde. De Rio à l'Olympia, de Bobino au Japon, du Québec à l'Algérie, l'homme en blanc et à la voix suggestive, avait rassemblé. Fidèlement, car les fidélités se créent dès l'enfance. Et quelle leçon entirer ? Réponse de l'enfant d'Alexandrie : "Je déclare l'état de bonheur permanent / Et le droit à chacun à tous les privilèges. Je dis que la souffrance est chose sacrilège / Quand il y a pour tous des roses et du pain blanc."
domingo, 11 de marzo de 2012
Mort du dessinateur Jean Giraud, alias Moebius
Le monde de la bande dessinée vient de perdre l'un de ses géants, sinon "le" dernier des géants d'un certain âge d'or. Jean Giraud, plus connu sous le nom de Moebius, est mort ce samedi 10 mars à l'âge de 73 ans.
Dessinateur et scénariste, père entre autres du lieutenant Bluberry, il laisse derrière lui une œuvre monumentale, marquée notamment par un trait d'une prodigieuse aisance. Ce n'est pas un hasard si Jean Giraud a mené toute sa carrière en signant avec deux pseudonymes : Gir, avec lequel il a dessiné la série western Blueberry dans une veine réaliste ; et Moebius, versant fantastique de sa personnalité, incarné à travers les personnages d'Arzach, de l'Incal ou encore du Major. La fausse désinvolture de son style a marqué plusieurs générations de dessinateurs qui voyaient en lui la référence ultime.
Jean Giraud naît le 8 mai 1938 à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne). Elève de l'Ecole des arts appliqués de Paris, il publie ses premières bandes dessinées dès 1956 dans plusieurs publications pour la jeunesse.
En 1963, sort Fort Navajo, la première histoire d'un lieutenant de l'armée américaine au nez cassé et au caractère trempé, Mike "Blueberry" Donovan.
Ce personnage va donner l'occasion à Jean Giraud, qui signe Gir dès le premier épisode, de "faire du cinéma sur papier", comme il l'expliquait en octobre 2010 à l'occasion de la rétrospective que lui a consacré la Fondation Cartier : "Le cinéma est le réservoir d'images de Blueberry. (…) Concernant le personnage, je lui ai donné les traits de nombreux acteurs à la mode de films d'action : Belmondo bien sûr, mais aussi Bronson, Eastwood, Schwarzenegger… J'ai même utilisé Keith Richards (le guitariste des Rolling Stones) ou Vincent Cassel (qui a campé le rôle de Blueberry au cinéma). A chaque fois, je rajoutais un nez cassé, ainsi qu'une coupe de cheveux à la Mike Brant ! Beaucoup de réalisateurs m'ont également inspiré. Blueberry doit beaucoup à Sam Peckinpah (La Horde sauvage m'a bouleversé). Il y a aussi du Sergio Leone chez lui. Mais pour ce qui est de son amitié avec les Indiens, je suis plus proche de John Ford qui, toute sa vie, a été écartelé entre le machisme blanc de la conquête de l'ouest et la conscience qu'il avait des minorités opprimées."
Parallèlement à Blueberry, Giraud s'invente très vite un double qu'il appelle Moebius - en référence au ruban du savant Möbius, symbole de l'infini – et avec lequel il va défricher des terres peu explorée dans la bande dessinée, aux confins du rêve et de la science-fiction.
C'est alors la naissance du héros muet Arzach.
Pendant des années, Blueberry va être "le sponsor personnel de Mœbius", dixit Gir/Moebius lui-même. Alors que se succèdent les aventures du lieutenant (de plus en plus indiscipliné), l'auteur poursuit ses explorations oniriques, notamment avec la collaboration du scénariste Alexandro Jodorowsky qui crée pour lui le personnage de John Difool.
L'APPEL DU CINÉMA
Entre-temps, le cinéma lui a fait les yeux doux. Avec Jodorowsky, il travaille sur le story-board d'une adaptation de Dune, de Frank Herbert, qui restera à l'état de projet. Ridley Scott lui demande de dessiner les costumes d'Alien et René Laloux de réaliser le story-board des Maîtres du temps. A l'exception d'un court-métrage méconnu (La Planète Encore), et malgré plusieurs projets inachevés de films d'animation (Starwatcher, Le Garage hermétique), Giraud ne deviendra jamais ce qu'il aurait sans doute rêvé d'être également : réalisateur.
"Je ne dirais pas que le cinéma m'a laissé au bord du chemin, disait-il à l'automne 2010. C'est plutôt moi qui l'ai laissé passer. Il est malheureusement difficile d'avoir plusieurs vies simultanément. Faire du Mœbius sans la moindre concession tout en continuant Blueberry demande déjà un investissement interne considérable. Je me tire d'ailleurs le chapeau car j'ai réussi à me trahir sans me quitter… Bref, je n'avais pas de place à accorder au cinéma. Pour se lancer dans le cinéma, il faut être Cortez : brûler ses vaisseaux et ne plus rien avoir d'autre à faire."
Dessinateur et scénariste, père entre autres du lieutenant Bluberry, il laisse derrière lui une œuvre monumentale, marquée notamment par un trait d'une prodigieuse aisance. Ce n'est pas un hasard si Jean Giraud a mené toute sa carrière en signant avec deux pseudonymes : Gir, avec lequel il a dessiné la série western Blueberry dans une veine réaliste ; et Moebius, versant fantastique de sa personnalité, incarné à travers les personnages d'Arzach, de l'Incal ou encore du Major. La fausse désinvolture de son style a marqué plusieurs générations de dessinateurs qui voyaient en lui la référence ultime.
Jean Giraud naît le 8 mai 1938 à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne). Elève de l'Ecole des arts appliqués de Paris, il publie ses premières bandes dessinées dès 1956 dans plusieurs publications pour la jeunesse.
En 1963, sort Fort Navajo, la première histoire d'un lieutenant de l'armée américaine au nez cassé et au caractère trempé, Mike "Blueberry" Donovan.
Ce personnage va donner l'occasion à Jean Giraud, qui signe Gir dès le premier épisode, de "faire du cinéma sur papier", comme il l'expliquait en octobre 2010 à l'occasion de la rétrospective que lui a consacré la Fondation Cartier : "Le cinéma est le réservoir d'images de Blueberry. (…) Concernant le personnage, je lui ai donné les traits de nombreux acteurs à la mode de films d'action : Belmondo bien sûr, mais aussi Bronson, Eastwood, Schwarzenegger… J'ai même utilisé Keith Richards (le guitariste des Rolling Stones) ou Vincent Cassel (qui a campé le rôle de Blueberry au cinéma). A chaque fois, je rajoutais un nez cassé, ainsi qu'une coupe de cheveux à la Mike Brant ! Beaucoup de réalisateurs m'ont également inspiré. Blueberry doit beaucoup à Sam Peckinpah (La Horde sauvage m'a bouleversé). Il y a aussi du Sergio Leone chez lui. Mais pour ce qui est de son amitié avec les Indiens, je suis plus proche de John Ford qui, toute sa vie, a été écartelé entre le machisme blanc de la conquête de l'ouest et la conscience qu'il avait des minorités opprimées."
Parallèlement à Blueberry, Giraud s'invente très vite un double qu'il appelle Moebius - en référence au ruban du savant Möbius, symbole de l'infini – et avec lequel il va défricher des terres peu explorée dans la bande dessinée, aux confins du rêve et de la science-fiction.
C'est alors la naissance du héros muet Arzach.
Pendant des années, Blueberry va être "le sponsor personnel de Mœbius", dixit Gir/Moebius lui-même. Alors que se succèdent les aventures du lieutenant (de plus en plus indiscipliné), l'auteur poursuit ses explorations oniriques, notamment avec la collaboration du scénariste Alexandro Jodorowsky qui crée pour lui le personnage de John Difool.
L'APPEL DU CINÉMA
Entre-temps, le cinéma lui a fait les yeux doux. Avec Jodorowsky, il travaille sur le story-board d'une adaptation de Dune, de Frank Herbert, qui restera à l'état de projet. Ridley Scott lui demande de dessiner les costumes d'Alien et René Laloux de réaliser le story-board des Maîtres du temps. A l'exception d'un court-métrage méconnu (La Planète Encore), et malgré plusieurs projets inachevés de films d'animation (Starwatcher, Le Garage hermétique), Giraud ne deviendra jamais ce qu'il aurait sans doute rêvé d'être également : réalisateur.
"Je ne dirais pas que le cinéma m'a laissé au bord du chemin, disait-il à l'automne 2010. C'est plutôt moi qui l'ai laissé passer. Il est malheureusement difficile d'avoir plusieurs vies simultanément. Faire du Mœbius sans la moindre concession tout en continuant Blueberry demande déjà un investissement interne considérable. Je me tire d'ailleurs le chapeau car j'ai réussi à me trahir sans me quitter… Bref, je n'avais pas de place à accorder au cinéma. Pour se lancer dans le cinéma, il faut être Cortez : brûler ses vaisseaux et ne plus rien avoir d'autre à faire."
jueves, 2 de febrero de 2012
La Chandeleur, jour des crêpes.
Vive la Chandeleur! Un jour "plus-que-parfait" pour manger des crêpes. Bon appétit à tous!
2 février: La Chandeleur
Le nom populaire de cette fête en français, Chandeleur, a une origine latine et païenne : la festa candelarum ou fête des chandelles, d’après une coutume consistant à allumer des cierges à minuit en symbole de purification
Dans les églises, on remplace les torches par des chandelles bénites dont la lueur éloigne le Mal et rappelle que le Christ est la lumière du monde. Les chrétiens rapportent ensuite les cierges chez eux afin de protéger leur foyer. C’est à cette époque de l’année que les semailles d’hiver commençaient. On se servait donc de la farine excédentaire pour confectionner des crêpes, symbole de prospérité pour l’année à venir.
L’Église catholique chercha pendant longtemps à éradiquer ce culte païen. Pour ce faire, elle institua la Fête de la Présentation de Jésus au Temple qui est célébrée le 2 février et qui correspond à la Fête de la Purification de la Vierge Marie
Aujourd’hui, on connaît surtout la Chandeleur en tant que jour des crêpes
Tradition
Il existe encore de nos jours toute une symbolique liée à la confection des crêpes. On fait ainsi parfois sauter les crêpes de la main droite en tenant une pièce d'or, ou à défaut une monnaie, et ce dans la main gauche afin de connaître la prospérité pendant toute l’année; il s'agit de faire en sorte que la crêpe atterrisse correctement dans la poêle. On dit aussi que la première crêpe confectionnée doit être gardée dans une armoire et qu’ainsi les prochaines récoltes seront abondantes. À l'occasion de la Chandeleur, toutes les bougies de la maison devraient être allumées.
De nombreux proverbes sont également associés à la Chandeleur. En voici quelques-uns :
À la Chandeleur, l'hiver se meurt ou prend vigueur.
À la Chandeleur, grande neige et froideur.
Dans les églises, on remplace les torches par des chandelles bénites dont la lueur éloigne le Mal et rappelle que le Christ est la lumière du monde. Les chrétiens rapportent ensuite les cierges chez eux afin de protéger leur foyer. C’est à cette époque de l’année que les semailles d’hiver commençaient. On se servait donc de la farine excédentaire pour confectionner des crêpes, symbole de prospérité pour l’année à venir.
L’Église catholique chercha pendant longtemps à éradiquer ce culte païen. Pour ce faire, elle institua la Fête de la Présentation de Jésus au Temple qui est célébrée le 2 février et qui correspond à la Fête de la Purification de la Vierge Marie
Aujourd’hui, on connaît surtout la Chandeleur en tant que jour des crêpes
Tradition
Il existe encore de nos jours toute une symbolique liée à la confection des crêpes. On fait ainsi parfois sauter les crêpes de la main droite en tenant une pièce d'or, ou à défaut une monnaie, et ce dans la main gauche afin de connaître la prospérité pendant toute l’année; il s'agit de faire en sorte que la crêpe atterrisse correctement dans la poêle. On dit aussi que la première crêpe confectionnée doit être gardée dans une armoire et qu’ainsi les prochaines récoltes seront abondantes. À l'occasion de la Chandeleur, toutes les bougies de la maison devraient être allumées.
De nombreux proverbes sont également associés à la Chandeleur. En voici quelques-uns :
À la Chandeleur, l'hiver se meurt ou prend vigueur.
À la Chandeleur, grande neige et froideur.
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